Tract de SUD CT mairie de Stains, le 28 septembre 2026
Vendredi soir, pendant que la municipalité mettait en avant l’ouverture de sa saison culturelle et célébrait la réussite d’un grand rendez-vous populaire avec le concert de Black M à l’Espace Paul Éluard, un de nos collègues, agent de cet équipement, était lui absent des lieux, écarté de son poste et confronté à ce que nous dénonçons comme une décision injuste. SUD CT était également
présent pour tracter et pour informer le public.
Le contraste est saisissant. En vitrine, on célèbre la culture, l’expression, le vivre-ensemble et l’ouverture. Dans les coulisses, un agent qui participe au fonctionnement quotidien de cet équipement se retrouve éloigné de ses collègues et de ses missions en raison de sa prise de parole totalement pacifiste dans le cadre de son activité associative.
Les élus municipaux dénoncent régulièrement les attaques personnelles dont ils seraient victimes. Nous entendons cette exigence de respect. Mais le respect doit être une exigence collective et ne peut pas être à sens unique. Faites ce que je dis, quant à ce que je fais, gardez-vous bien même d’y penser.
St’Incroyable non ?! Le statut de victime n’est pas exclusivement réservé à une catégorie de personne.
D’ailleurs, une attaque personnelle ne passe pas uniquement par des paroles. Elle peut aussi prendre la forme d’actes administratifs, de décisions ou de mesures qui touchent profondément une personne dans son travail et sa dignité.
La liberté d’expression, la culture et le débat ne doivent pas être des valeurs uniquement affichées lors des événements publics. Elles doivent aussi vivre dans la manière dont une collectivité traite ses agents et accepte la contradiction.
Les agents ne sont pas des figurants de la communication municipale. Ils sont celles et ceux qui font vivre les services publics au quotidien.
