Le 5 novembre 2026, toutes et tous en grève, et le 6 on reconduit ! Kit de mobilisation

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Le mouvement social en cours a commencé par une mobilisation dans les lycées, puis les universités, pour gagner des moyens et de meilleures conditions d’études. Depuis le 17 octobre, s’y est joint une lutte contre la vie chère lors de manifestations le samedi. 

Pour gagner, un troisième étage de la fusée est indispensable : la grève interprofessionnelle pour bloquer la production et ainsi forcer le patronat et le gouvernement à céder. Dans tous les secteurs, la grève est nécessaire le 5 novembre, et l’objectif est de la reconduire les jours suivants, pour construire un rapport de force suffisant. Le cout de la bataille doit devenir plus grand pour les patrons que les profits qu’ils tirent de notre exploitation. 

Dans cet article, vous trouverez des ressources utiles, émanant de Solidaires ou non, pour construire la grève et s’organiser face à la répression.

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Tracts et communiqués interprofessionnels

Des tracts et communiqués, de l’Union syndicale Solidaires ou intersyndicaux, à diffuser à ses collègues, ses voisin⋅nes, à la sortie du RER ou sur la place du marché.

Mais aussi des visuels (image et pdf) :



Tracts et communiqués par secteurs

Ci-dessous, nous avons essayé de recenser tous les appels, tracts et communiqués qui existent par secteur, émanant de syndicats de Solidaires ou d’intersyndicales.

à venir


Comment faire grève et comment manifester

Dans le privé, pour faire grève il suffit qu’un ou plusieurs syndicats, interprofessionnels ou de votre secteur, fasse un appel. C’est chose faite !

Une fiche de Solidaires sur le droit de grève

Dans le public, il faut qu’un ou plusieurs syndicat ait déposé un préavis de grève. Solidaires Fonction publique dépose des préavis de grève par période, couvrant l’ensemble des agent⋅es des trois versants de la fonction publique, quelque soit leur statut.

Attention : certaines professions sont soumises à une déclaration préalable d’intention de grève, par exemple les cheminot⋅es ou les professeur⋅es des écoles.

Vous êtes en grève et vous voulez le faire savoir ? Beaucoup de salarié∙es hésitent à se mettre en grève : travaillant dans de petites structures par exemple, ils ont l’impression que leur grève est invisible et inutile. Ce n’est pas le cas. Lors d’une grève interprofessionnelle, qui a vocation à toucher tous les secteurs, chaque grève contribue à donner de la force aux autres. Chaque grève rend la situation intenable pour les employeurs et les pousse à céder. La publication d’un communiqué, d’un tract, la présence d’un cortège en manifestation, ou encore la prise de contact avec d’autres salarié∙es, rendent la grève visible. Solidaires a mis en place un formulaire pour se déclarer en grève

Dans le guide des manifestant⋅es de Solidaires, vous trouverez quelques conseils pratiques et militants à lire avant d’aller en manif ou pour en organiser une localement. Ce guide contient également quelques conseils face à la répression, mais on en reparle plus bas.

Si vous souhaitez organiser, avec votre assemblée de ville ou de lieu de travail, une manifestation locale, vous pouvez contacter Solidaires 93 pour vous aider.


Collectifs de lutte et assemblées générales

Dans certains secteurs ou sur certaines villes du département, des collectifs de lutte ou des assemblées générales pré-existent au mouvement et sont des espaces de rencontre et d’organisation. Voici une liste, non exhaustive :

Pour gagner sur nos revendications, il est important de pouvoir pousser à l’auto-organisation et au développement de la mobilisation. Cela passe par la multiplication d’assemblées générales. Solidaires 93 appelle à la constitution d’assemblées générales partout où cela est possible. Pour cela, des lieux existent.

À lire : Des assemblées générales ? Pourquoi ? Comment ?

Plusieurs cantines autogérées proposent des repas à prix libre en soutien aux luttes. Les Brigades de Solidarité Populaire à Aubervilliers, Pantin et Montreuil, La Bogue à Saint-Denis.


Outils face à la répression

L’État tente de faire cesser la mobilisation en la réprimant fortement, en attaquant les cortèges, en arrêtant massivement, en semant la terreur. Contre à la répression il faut rester solidaire et s’outiller pour y faire face.

  • Numéro de téléphone de la LegalTeam pour des conseils en cas de répression, pour les proches d’une personne arrêtée ou si vous êtes témoins d’une arrestation : 07 52 95 71 11 (ça ne sert à rien de faire appeler ce numéro si vous êtes vous-même en garde-à-vue)
  • Noms d’avocat⋅es à retenir : Alice BECKER et Alexis BAUDELIN (barreau de Paris)
  • Caisse de solidarité de la LegalTeam pour payer les frais d’avocat⋅es

D’autres ressources :

Malheureusement, une arrestation peut conduire au tribunal et à une incarcération. Nous relayons ce Guide à l’usage des proches des personnes incarcérées, qui donne de nombreuses informations pratiques sur la détention.

Il faut également informer sur les violences policières, les arrestations et les actions liberticides du gouvernement :

Solidaires 93 exige l’arrêt de toute répression et l’amnistie de toutes les condamné⋅es du mouvement social.


Caisses de grève

Les caisses de grève sont des outils importants pour construire des mouvements de grève gagnants. La grève est un outil puissant dans la main des travailleuses et des travailleurs : en arrêtant de travailler, on bloque l’activité et la production. Évidemment, la grande difficulté pour les salarié·es, c’est la perte de revenu.

Certains syndicats de secteur disposent de caisse de grève permanente. Lors des mouvements sociaux, de multiples caisses de grève se mettent en place. Quelques conseils dans ce tract de Solidaires sur les caisses de grève.


Lieux pour se réunir et s’organiser

Pour faire une banderole, rédiger un tract, tenir une assemblée générale, il y a besoin de lieux. Il n’est pas toujours possible de le faire dehors, notamment en raison des conditions climatiques. Des lieux existent et il ne faut pas hésiter à aller toquer à la porte pour demander à s’y réunir.

Les Bourses du travail ou Maisons des syndicats

  • Aubervilliers : rue des 21 appelés
  • Aulnay-sous-Bois : 19 rue Jacques Duclos
  • Bagnolet : 13 rue Pierre et Marie Curie
  • Bobigny : 1 place de la Libération
  • Épinay-sur-Seine : 5 rue Gilbert Bonnemaison
  • La Courneuve : 26 avenue Gabriel Péri
  • Montreuil : 24 rue de Paris
  • Noisy-le-Grand : 10 rue Rouget de Lisle
  • Pantin : 197-201 avenue Jean Lolive
  • Romainville : 2/8 rue de la fraternité
  • Saint-Denis : 9-11 rue Génin
  • Saint-Ouen : 30 rue Ambroise Croizat
  • Stains : 2/8 rue Pierre de Geyter
  • Villetaneuse : 47 rue Roger-Salengro

Les lieux de lutte auto-gérés ou accueillants en Seine-Saint-Denis

  • Aubervilliers : local Autogéré 49 rue du Moutier
  • Bobigny : le hangarde-boue 14 rue Raymond Queneau
  • Montreuil : la Parole errante 9 rue François Debergue
  • Montreuil : AERI 57 rue Étienne Marcel
  • Montreuil : Darna 86 rue Alexis Pesnon
  • Montreuil : la Maison ouverte 17 rue Hoche
  • Montreuil : Récolte urbaine 2 rue de la Montagne Pierreuse
  • Pantin : les relais solidaires 61 rue Victor Hugo
  • Romainville : Cyberrance 93 rue de la Liberté
  • Saint-Denis : le 6b 6-10 Quai de Seine
  • Saint-Ouen : mains d’œuvre 1 rue Charles Garnier

Il y a aussi les mairies qui peuvent prêter des salles, les universités ou lieux culturels occupés, etc.


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