Nous relayons l’appel du collectif En chair et en os, du Stef (syndicat des traducteur·ices de l’édition en France) et du collectif IA-lerte Générale à une grève des traducteurs et traductrices le 30 septembre 2026. Cet appel a été rejoint par Solidaires informatique.
Traducteur·ices : le 30 septembre prochain, on s’arrête et on se mobilise !
Appel du collectif En chair et en os, du Stef, syndicat des traducteur·ices de l’édition en France,
et du collectif IA-lerte Générale
Pour la première fois en 2025, En chair et en os, IA-lerte Générale et l’ATLF organisaient partout en France une grève » des traducteur·ices pour la journée mondiale de la traduction, le 30 septembre. Une grève symbolique – car ce droit n’est toujours pas garanti à notre profession, la plupart d’entre nous travaillant en indépendant·es – mais qui témoignait de notre détermination à défendre nos conditions de travail, à refuser l’IA et son monde et à imposer la reconnaissance de nos métiers.
En 2026, on remet ça : faisons du 30 septembre une journée de lutte collective nationale et internationale, contre l’isolement et le fatalisme. Prenons le temps de nous rencontrer, de nous rassembler, d’échanger, et de nous organiser.
Lire la suite de l’appel :
Le 30 septembre, rendez-vous aux Poussières 1 rue Sadi-Carnot à Aubervilliers : ateliers, table-rondes, cantine, AG, etc. Consulter le programme
- Syndicat STEF
- Collectif En chair et en os
Appel à la grève de Solidaires informatique
Solidaires Informatique appelle à la grève des travailleur’euses du numérique, des bureaux d’études et du jeu vidéo le 30 septembre 2026, lors de la journée internationale de la traduction, et apporte son soutien à l’appel à la grève et à la mobilisation du collectif En chair et en os, du Stef, syndicat des traducteur·ices de l’édition en France, et du collectif IA-lerte Générale.
Déjà victimes d’une grande précarité, les travailleur’euses du monde de la traduction qui travaillent pour des entreprises de la tech et du conseil subissent doublement l’impact néfaste du recours grandissant aux technologies qualifiées d’intelligence artificielle : augmentation de la cadence de travail, réduction des tarifs et des opportunités d’emploi ou de contrats, transformation forcée de leurs méthodes de travail, utilisation de leur travail pour entraîner des LLM. De plus en plus, les entreprises cessent d’avoir recours à la traduction dite « humaine », pour la remplacer partiellement ou entièrement par de la traduction « par IA ». Ce faisant, les entreprises ne réduisent pas la part humaine : en réalité ils la délocalisent à moindre coût – économique, mais au fort coût écologique, social et humain. Les outils d’intelligence artificielle reposent entièrement sur la surexploitation des travailleureuses du clic des pays du Sud, pour entraîner, valider et corriger leurs modèles. Derrière l’apparente automatisation de ces technologies se cachent des chaînes de sous-traitance complexes, qui permettent aux entreprises de réduire leurs coûts, maximiser leurs profits, tout en maintenant l’opacité de leur chaîne de valeur.
Dans la lignée de notre revendication « Notre syndicalisme face à l’Intelligence Artificielle », Solidaires Informatique soutient l’organisation des travailleur’euses affecté’es face à l’aggravation de leurs conditions de travail dans un contexte de généralisation du recours à l’intelligence artificielle.



