Tract intersyndical SUD-CGT au Conseil départemental et collectif Dignité au travail 93
Rassemblement vendredi 30 janvier 2026 à partir de 15h devant le siège du Conseil départemental 93 (immeuble Pulse, Front Populaire Saint-Denis
Le 30 janvier 2026, des agent·es du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis seront en grève, à l’appel du collectif Dignité au travail 93, de la CGT CD93 et de SUD CD93, en solidarité avec les agent·es d’entretien qui intervenaient dans les locaux du Département avant le déménagement et qui se retrouvent aujourd’hui sans emploi ni salaire.
Qui sommes-nous ? Depuis juillet 2025, des agent·es du Département de la Seine-Saint-Denis ont constitué le collectif « Dignité au travail 93 », en lien avec les salarié·es de l’entreprise AEC, chargée de l’entretien des bâtiments centraux du CD93. Cette mobilisation est portée avec les organisations syndicales CGT et SUD du Conseil départemental, engagées aux côtés des salarié·es du nettoyage.
Notre objectif est clair : soutenir les salarié·es d’AEC plongé·es dans une situation d’urgence sociale et obtenir une réponse politique durable, à travers l’internalisation des missions de propreté.
Une situation inacceptable Aujourd’hui, 60 salarié·es se retrouvent : sans emploi, sans salaire, alors même que certain·es travaillent pour le Département depuis parfois plusieurs décennies.
AEC est désormais placée en liquidation judiciaire. Le tribunal a pourtant établi que l’entreprise disposait de la trésorerie nécessaire pour payer salaires et indemnités. À ce jour, les salarié·es n’ont toujours rien perçu. Une reprise par une autre société de nettoyage, concernant 20 salarié·es, a été évoquée. Aucune information claire ni perspective n’a été donnée pour les 40 salarié·es restant·es.
Le collectif, la CGT et SUD ont de nouveau interpellé le Président du Conseil départemental afin d’obtenir : une clarification écrite sur cette reprise partielle, des garanties concrètes pour l’ensemble des salarié·es.
Sous-traitance : une impasse sociale Les missions de propreté sont des missions de service public essentielles. Le recours à la sous-traitance : dégrade la qualité du service rendu, précarise durablement les salarié·es, touche en majorité des femmes, déjà exposées à des conditions de travail difficiles.
Ces constats sont largement documentés et confirmés par de nombreuses études et mobilisations similaires.
Nous portons une revendication centrale et cohérente : l’internalisation des missions de propreté au sein du CD93. Parce que ces missions sont permanentes, indispensables au service public et doivent être exercées dans des conditions de travail dignes.
Une mobilisation indispensable La mobilisation du collectif « Dignité au travail 93 », de la CGT CD93 et de SUD CD93 a permis d’alerter, de médiatiser et de créer de la solidarité. Mais la situation reste non résolue.
AEC doit s’acquitter de ses obligations. Le Département doit prendre ses responsabilités.
