Non à la destruction du parc du campus Condorcet !

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Communiqué des unions locales SUD-Solidaires d’Aubervilliers et de Saint-Denis et des syndicats SUD éducation, SUD recherche & Solidaires étudiant⋅es EHESS du campus Condorcet

L’artificialisation galopante des sols et la raréfaction des espaces verts à Aubervilliers risquent de subir une nouvelle dégradation. Un projet d’extension de 18 000 m² de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) menace de faire disparaître le seul véritable parc du quartier, un espace arboré de plus de 10 000 m², accessible aux habitant⋅es, aux usager⋅es du campus et aux riverain⋅nes.

Cette disparition constituerait une aberration écologique dans des villes comme Aubervilliers et Saint-Denis, déjà parmi les moins dotées de France en espaces verts, très loin des 12m² par habitant⋅es recommandés par l’OMS. Toutes les études récentes soulignent l’urgence de désartificialiser les sols et de planter davantage d’arbres dans des territoires fortement urbanisé comme celui-ci.

De plus, le campus est déjà entouré de plusieurs bâtiments vides, dont le bâtiment Pulse (28 000 m²), ancien siège du comité d’organisation des Jeux Olympiques, désormais inoccupé, ainsi que les bâtiments Jump et Boost, également vacants.

Depuis plusieurs semaines, des habitant·es et des personnels du campus se mobilisent pour dénoncer cette potentielle fermeture. Une pétition a été lancée :

Sauvez le parc du campus Condorcet – Non à un autre bâtiment vide dans notre quartier https://www.change.org/p/sauvez-le-parc-du-campus-condorcet-non-%C3%A0-un-autre-b%C3%A2timent-vide-dans-notre-quartier

Les personnes mobilisé·es demandent, à l’unisson, que le permis de construire pour ce nouveau bâtiment ne soit pas délivré et qu’une solution alternative soit envisagée, notamment la réhabilitation de l’un des nombreux bâtiments vides situés autour du campus.

Au-delà de son impact écologique, ce projet soulève aussi de sérieux enjeux économiques. La construction de ce nouveau bâtiment coûterait 150 millions d’euros d’argent public, avec un risque élevé qu’il reste vide, à l’image des autres bâtiments alentours.

Ce projet s’inscrit dans une logique plus large de bétonisation de la ville, accompagnée d’expulsions de squats, d’engrillagement d’espaces collectifs, ainsi que d’une dérive sécuritaire croissante à Aubervilliers comme à Saint-Denis :

Au Fort d’Aubervilliers, ce sont 2000m² des jardins ouvriers des Vertus qui sont de nouveau menacés (4000 m² ont déjà été détruits, malgré une lutte importante, au profit des installations des jeux olympiques et paralympiques).

Au centre ville de Saint-Denis, la municipalité, Plaine commune et le bailleur social PCH prévoient la résidentialisation de l’îlot 8 par la condamnation des passages et la privatisation des espaces publics.

Les unions locales SUD-Solidaires d’Aubervilliers et de Saint-Denis et les syndicats SUD éducation, SUD recherche & Solidaires étudiant⋅es EHESS du campus Condorcet soutiennent pleinement cette mobilisation et appellent à la défense du parc de l’îlot 4. Stop à la destruction des espaces verts ! Pour une politique urbaine globale, des logements pour toutes et tous et des espaces de convivialité à destination des habitant·es. La ville appartient à celles et ceux qui y habitent !


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