
Dans la soirée du 10 mars, un collage d’affiches dénonçant la proximité de Thierry Meignen avec l’extrême droite s’est organisé au Blanc-Mesnil. À cette occasion, des membres de Visa 93 ont été pris à partie par des fidèles de Thierry Meignen et empêché.es de poursuivre leurs actions militantes pacifistes sur des panneaux autorisés.
S’en est suivie une mise en scène grotesque de ces hommes de main, qui ont simulé une « agression » et appelé à la rescousse la police municipale, aux ordres de Thierry Meignen. Résultat de ces événements : trois militant·es de VISA 93 placé·es en garde à vue ! Nos camarades sont depuis sorti·es, après que le « plaignant » ne s’est jamais présenté au commissariat pour assumer sa plainte, mais certain·es ont effectué 18 heures de GAV pour un collage d’affiches !!
Il s’est ainsi trouvé des responsables de l’institution judiciaire pour priver de liberté des citoyen·nes, au prétexte que les affiches représentaient une « injure publique », qui plus est « à caractère raciste » ! Une procédure orwellienne révoltante, qui en dit long sur la culture du mensonge à l’œuvre dans les pratiques municipales, pratiques complaisamment relayées par des instances judiciaires, et qui inversent la culpabilité !
Cette atteinte aux libertés fondamentales d’expression et de réunion démontre que des pans de notre État et de nos collectivités publiques basculent peu à peu dans un autoritarisme inquiétant. Plus que jamais notre engagement contre la montée de l’extrême droite au sein de nos collectivités locales et de nos institutions est nécessaire et légitime ! Nous sommes convaincu·es de la force de l’adhésion antifasciste des travailleur·ses, et nous ne lâcherons pas, au Blanc-Mesnil comme ailleurs !
Nous rappelons que cette opération de collage dénonçait la très forte proximité de Thierry Meignen, maire officieux du Blanc-Mesnil, avec le parti d’Eric Zemmour, personnage condamné à plusieurs reprises pour entre autres des propos racistes, provocation à la haine, diffamation, injures à caractère raciste…
Nous rappelons également la présence Vijay Monany sur la liste de Thierry Meignen, qui fut soutien et porte-parole d’Eric Zemmour lors de la dernière présidentielle, et dont la ville bruisse de rumeurs sur sa possible accession au fauteuil de maire de la ville, avec évidemment l’adoubement de Thierry Meignen.
Vijay Monany est par ailleurs secrétaire général adjoint d’un groupe politique au Parlement européen, Europe of Sovereign Nations, situé à l’extrême droite, et dont plusieurs partis ou personnalités du groupe ont été accusés de sympathies néonazies, de révisionnisme ou de banalisation du nazisme.
La vérité est que Thierry Meignen, dans une ville populaire et très cosmopolite, souhaite masquer ces fidélités nauséabondes. C’est sûrement ce qui explique sa nervosité et ses insultes, puisqu’il n’a pas hésité à nous qualifier « d’ordures » dans la presse.
Nous étudions donc la possibilité de porter plainte pour ce qui constitue une véritable injure publique. Nous étudions également la possibilité de porter plainte pour l’agression physique dont nos militant·es ont été victimes et pour toute la mise en scène mensongère qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui autour de cet incident.
Nous redisons notre détermination à dénoncer les liens idéologiques de Thierry Meignen avec l’extrême droite. Nous appelons à faire barrage au sénateur et maire officieux du Blanc-Mesnil, qui, du fait de la loi sur le non-cumul des mandats, pourrait demain, si les urnes lui en donnent la possibilité, faire désigner maire un personnage situé à l’extrême droite.
La Seine-Saint-Denis est une terre populaire, plurielle et solidaire. Elle ne veut aucunement cette contamination par la peste brune !
Résistance !!!
