
Bobigny, le 22 octobre 2026
Depuis près d’un mois la jeunesse lycéenne et étudiante est mobilisée dans le département et sur tout le territoire français pour revendiquer des moyens pour l’Enseignement.
VISA 93 exprime sa sidération quant à la répression violente des jeunes mobilisé·es et ses plus vives inquiétudes quant à la dérive autoritariste du pouvoir politique. Elle dénonce également la maltraitance physique et psychologique de ces jeunes, notamment des mineur·es dans les commissariats documentée par le rapport de visite du dépôt de Bobigny par le barreau de Seine-Saint-Denis en date du 21 octobre.
Aucune considération concernant leurs revendications n’a été donnée par le gouvernement dont la seule réponse est une stratégie de pourrissement de la mobilisation, la menace de sanctions et un simulacre de «démocratie interne» dans les lycées tout en cherchant à casser grèves et blocus en recourant à l’enseignement en distanciel. Pour autant, les moyens réclamés par les élèves n’ont rien d’extravagant et s’alignent avec les revendications de l’intersyndicale éducation 93.
Les élèves peuvent désormais être arrêté·es à leur domicile, devant leurs familles ou passer la nuit dans les geôles sordides décrites dans le rapport de visite du dépôt de Bobigny par le barreau de Seine-Saint-Denis en date du 21 octobre, pêle-mêle : pas de matelas, froid glacial, sommeil interrompu à de multiples reprises, cellules sales et pleines de déchets, accès à des fournitures d’hygiène inégal et absence d’information relative au droit à la consultation médicale ou au contact des familles pour ne citer que cela.
Cette répression aussi spectaculaire que brutale dans notre département est bien le symptôme d’un pouvoir à la dérive, qui ne poursuit qu’un seul objectif, faire taire l’aspiration à l’égalité d’une jeunesse issue des quartiers populaires.
VISA 93 réaffirme la légitimité des revendications des lycéen·nes et étudiant·es, soutient leur lutte et condamne les conditions dans lesquelles des mineur·es mobilisé·es pour ces revendications sont incarcéré·es. Elle demande leur libération immédiate.
