21 juin 2026 : manifestation contre les racismes

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VISA 93 appelle à la mobilisation à l’occasion de la manifestation contre les racismes du 21 juin 2026 qui partira à 14h du métro Barbes Rochechouart à Paris

La Seine-Saint-Denis est un territoire jeune, populaire, qui constitue l’un des principaux bassins d’emploi du pays. Loin des clichés véhiculés par l’extrême droite, notre département accueille des travailleur·euse·s qui se lèvent tôt, travaillent dans des secteurs parmi les moins rémunérés et valorisés, dans des conditions de travail souvent difficiles. Iels sont souvent parmi les premier·ère·s de corvée et exercent les métiers essentiels du soin, du lien, du nettoyage, du bâtiment, de l’aide à la personne qui tiennent la société debout.

Les travailleur·euse·s de Seine-Saint-Denis apportent une contribution importante à la production de richesses de notre pays, mais subissent pourtant les conséquences délétères d’une véritable rupture d’égalité républicaine. Ici, l’État sous-investit dans l’ensemble des services publics qu’ailleurs dans le pays. La jeunesse de notre département doit se battre davantage qu’ailleurs pour accéder à l’emploi, du fait du racisme et du classisme systémiques qui imprègnent certaines politiques de recrutement dans les entreprises, contre lesquelles nous luttons.

Pour résorber ces inégalités, notre territoire se mobilise, lutte et construit des solidarités. La citoyenneté y est vivante, le tissu associatif dynamique, la vie locale riche, et l’implantation d’entreprises importante.

Une nouvelle génération d’élu·e·s a émergé lors des dernières élections municipales. L’un·e d’entre elleux, le nouveau maire de Saint-Denis, a cristallisé tous les fantasmes et obsessions de l’extrême droite. Bally Bagayoko, parce qu’il est noir, de gauche, d’extraction populaire et nouvel élu d’une des plus grandes municipalités du pays, a subi un déferlement de haine raciste rarement atteint. À travers le maire de Saint-Denis, c’est l’ensemble de la population du département qui a été gravement stigmatisée et insultée.

Les femmes élues racisées de notre département, notamment Haby Ka (Montreuil) et Mélissa Youssouf (Villepinte), subissent elles aussi des attaques d’une violence inacceptable. Moins médiatisées, ces violences racistes et sexistes n’en sont pas moins réelles ; elles se cumulent et s’accentuent. Insultes, campagnes de haine, remise en cause permanente de leur légitimité politique : à travers elles, c’est la place des femmes, des personnes racisées et des classes populaires dans la vie démocratique qui est attaquée. Nous refusons que l’engagement politique expose à de telles violences et affirmons notre solidarité avec toutes celles qui les subissent.

À chaque fois que notre département subit une injustice, il répond par la mobilisation. Ce fut le cas le 4 avril. Un
rassemblement réunissant de très nombreuses forces progressistes et citoyennes a rempli le parvis de la Basilique de Saint-Denis de sa ferveur antiraciste et antifasciste, témoignant d’une unité populaire forte contre le monde et les idées d’extrême droite, et pour une société de solidarité.

Une nouvelle manifestation aura lieu le 21 juin. Nous appelons à rejoindre cette mobilisation et à y construire un cortège syndical massif. Pour exiger un monde du travail débarrassé des discriminations. Contre la montée du racisme, de l’antisémitisme, de l’islamophobie, de la négrophobie, de l’antitsiganisme, du racisme anti-asiatique et de toutes les formes de haine, d’oppressions et de stigmatisation contre les idées d’extrême droite et les discours de division, rassemblons-nous, manifestons, luttons tou·te·s ensemble !


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