Saint-Denis : hôpital en faillite !

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Tract de Sud santé sociaux du centre hospitalier Delafontaine Casanova et de l’union locale Sud-Solidaires Saint-Denis

L’État gère l’hôpital public comme une entreprise, les patient⋅es et les soignant⋅es trinquent

Le Centre Hospitalier de Saint-Denis qui avait toujours été à l’équilibre budgétaire s’enfonce depuis le covid dans une crise financière extrêmement grave du fait d’un sous financement de l’Etat. Il ne peut plus payer les fournisseurs, les travaux programmés sont à l’arrêt, il doit faire des emprunts pour régler les salaires…

Ces 5 dernières années, les budgets alloués à l’hôpital (ONDAM) étaient fixés en fonction de l’activité avant covid ( 2019) qui n’a jamais pu être retrouvée du fait essentiellement de la fuite des soignants et de la fermeture de lits. Afin de poursuivre ses missions de service public, l’hôpital a fait appel à l’intérim et aux vacations soit 10 Millions d’euros par an. Il a fait face à l’inflationavec une augmentation des coûts de l’électricité, des médicaments, du matériel, de l’alimentation, ainsi qu’à certaines mesures nationales salariales votées mais non compensées par l’Etat.

L’ARS a reconnu en 2025 que la gestion financière globale de l’établissement est saine mais n’apporte pas de réponse. (En effet, seule une augmentation de l’ONDAM aurait permis un maintien à l’équilibre des finances plombées par l’augmentation des charges). Les pouvoirs publics imposent une obligation de résultats qui va à l’encontre du principe même de service public, et n’apportent aucune solution au problème créé par cette logique mortifère, au détriment de la santé des habitantes et habitants de Saint-Denis et des communes environnantes.

Les patient.es déjà confronté.es à une pénurie chronique d’offre de soins en Seine Saint-Denis souffrent de la logique gestionnaire libérale de nos gouvernements.

L’Etat doit combler le déficit de l’hôpital Delafontaine et des hôpitaux publics qui agonisent et ne pourront pas faire face à une possible nouvelle crise sanitaire.

La santé de tou⋅tes, soignant⋅es et soigné⋅es en dépend !


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